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 27 au pays des synapses

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27
plume de merle
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Date d'inscription : 08/06/2006

MessageSujet: 27 au pays des synapses   Mer 14 Juin - 21:38

Bonjour mes amis, avant de vous aventurer chez les fous, je voudrais préciser que j'ai écris ce truc pendant un moment difficile, où je n'avais pas toute ma raison ; donc niveau cohérence c'est pas très explicite, et y'a pas toujours de suite dans les idées. Mais j'aime bien Smile



Le champignon.

Mes tripes à l'air, je suis assis sur mon foie, avec un porte-voix, c'est ma rage qui s'offre cette prestation. L'intestin grêle alors sapé comme un roi se proclame décideur, la régie du corps humain.
Les rêves font grêve, le sommeil n'est plus pareil.
Tout est possible, si tu le veux bien... Les jours passent, se ressemblent, m'emmerdent, puis la nuit vient.
Le monde sans soleil, parallèle, ambigü, il faut ouvrir le frigo pour avoir de la lumière.
Nu comme un ver je progresse a travers les mètres carrés de surface louée à prix exhorbitant. Comme s'il suffisait d'avancer, alors qu'il faut respirer, tout le temps respirer.
Parfois il faut même sourire alors qu'on en a pas vraiment envie... Bonjour collègues de travail !
Tout est éphémère, le jour, la nuit, mon joint, ma vie.
défend cette terre de moi, demain je me lèverai du bon pied pour tout recommencer, lui, eux, moi et moi même, pour moi.
Ma planète flotte sur ce sable mouvant, l'humidité pénètre mes nasaux et envahit mon esprit, la faim est proche, c'est bientôt midi.
Voilà une belle journée qui débute un matin, je pense qu'elle finira ce soir.
Me voilà joli dans la forêt, je ne peux ouvrir les yeux trop grand, la lumière m'éblouit les rétines. Je marche en cassant quelques branches mortes qui jonchent le sol humide, la mousse sur les souches d'arbres me renvoie l'image d'une presque mort, la vie grouille sur ce cadavre.
Le dimanche je marche a pieds, je me pose des questions sans réponse.
Cette brise se transforme en orage, légère d’abord, elle s’énerve ensuite. Je suis assis sur mon appendice; je retrouve mon porte voix, je crie ma haine, l’écho est absent, l’interlocuteur décédé. Le son de la foule se réduit peu à peu, le liquide sèche, la vapeur tombe, mais les nuages se déplacent toujours aussi vite, je n’ai pas le temps d’imaginer des animaux dans leurs formes, je me force, j’oublie de penser à penser aux nuages, et je ne pense qu’à penser à me forcer d’imaginer, c’est une [putain de] boucle.

Voilà la grenouille, il est 7h20, il fait un peu frais, je frissonne sous ma chemise. Je patauge dans mes pensées qui virevoltent et secouent mes neurones du cerveau droit, maître de l’irrationnel aux œillères arrachées. Un gland tombe du chêne, je l’écrase sans pitié sous ma chaussure barbarisée en peau de vache. Mort-né, comme ce cocon d’araignées que j’exécute avec un aérosol dépoussiérant. Je continue ma marche vers l’arrêt de bus, et voilà le cerveau gauche qui reprend le dessus en me saoulant de détails inutiles comme l’heure de passage et le nombre de trains que je vais rater si je ne monte pas dans ce bus qui ne va pas tarder à faire remuer ses pistons dans ses cylindres, pendant que je remuerai ma rage dans ma poitrine.
Je la sens qui me fixe du regard, mais ce dernier s’enfuit quand je le croise, alors nous jouons, nous regardons chacun de notre côté de fenêtre en balayant la foule d’un air analytique parfois, je la regarde quand elle me fuit et je la fuis quand elle me regarde, ça a duré jusqu'à Gare de Lyon, où elle s’est fondue dans la masse d’inconnus.

* narrateur omniscient.

ce sont mes personnages, mes acteurs, je sais ce qu'ils sont, ce qu'ils pensent, ce qu'ils veulent, ce qu'ils aiment et détestent.

Je tiens les ficelles de mes marionnettes vivantes qui me supplient de les libérer. VOUS ETES MES ESCLAVES. Vous êtes mes jouets, je fais tout ce qu'il me plait avec vous, de gré mais surtout de force.
Toi tu tueras lui, lui sera mort par ta faute concrète, tu assumeras ton acte involontaire, moi j'observe en ricanant. Absence de conscience pour être ravagé, moi.
Toi tu seras poussé au suicide, je suis celui qui t'as bousculé devant le gouffre, tu as atteins le fond, je t'ai poussé et personne ne peut te récupérer, je t'ai suicidé.
En forme de formalité formée, informel, formation à la culture inconsciente, tu es moi, tuez-moi, tu es toi, je suis moi, tais-toi.
Mon âme est la tienne, las de la mienne.

OBSCURITÉ : Frappe la pierre du briquet, chaque problème a sa solution.

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Taho!
plume de mammouth
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MessageSujet: Re: 27 au pays des synapses   Mer 14 Juin - 22:49

A lire à jeun... Demain donc !


_________________
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- Pas mieux

Arrow Nouveau forum : Jeuxdemots.info ! cheers
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clo
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Localisation : In this curious place
Date d'inscription : 17/01/2006

MessageSujet: Re: 27 au pays des synapses   Jeu 15 Juin - 8:00

Rien à dire : j'adôre !

C'est vraiment le genre de texte que j'apprécie. De l'écriture inconsciente, qu'elle soit provoqué par une substance ou non d'ailleurs....

Un grand bravo 27 !



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Il venait, en chantant, onze petites filles aveugles de l'orphelinat de Jules l'Apostolique - L'Ecume des Jours, Boris Vian
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MessageSujet: Re: 27 au pays des synapses   

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